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mar 07 2013

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La fille du Penny Black

La fille du Penny Black… alors ça, c’est une longue histoire. Un peu dans le genre les feux de l’amour, mais sans amour, et sans trop de feu non plus. C’est une sorte de fil rouge. Elle me tourne autour, je lui tourne autour, mais il ne se passe jamais rien. Tout à commencé quand j’ai voulu changer de plan cul régulier, et que j’ai donc décidé de mettre de côté ma copine gogo danseuse du Playskool Gogo Bar. Elle était sympa, elle était mignonne (sans être top non plus), elle avait des seins énormes et surtout elle ne me demandait jamais d’argent. Elle s’arrangeait toujours pour que je ne paye pas le bar fine. Pourquoi la mettre de côté alors ? Parce qu’elle devenait un peu trop envahissante à mon goût, et elle se prenait pour ma meuf, alors que je lui avais bien dit que ça ne intéressait pas d’avoir une vraie copine.

Petite parenthèse à propos du Penny Black, car certains lecteurs m’ont dit qu’ils ont été déçus de cette boite de nuit alors que j’en parle assez souvent. Je peux comprendre assez facilement. Ce n’est sûrement pas le genre de discothèque que la majorité des touristes vont apprécier. Si vous voulez une grosse ambiance Ibiza avec la masse de touristes et de femmes à louer, alors ne venez pas au Penny Black. En fait, ça ne ressemble même pas vraiment à une discothèque, et c’est ça que j’aime bien. Ok, il y a des spots et des boules à facettes, mais ça me fait plus penser à un bar lounge / after avec de la musique très forte et un billard. Depuis peu, il y a même deux mini podiums avec des barres chromées pour que les petites miss ou les mecs bourrés se déhanchent devant tout le monde. Le truc bien ici, c’est que c’est rarement plein à craquer comme les autres trucs à faire assez tard (ça ferme sur les coups de 8h du matin) et que j’arrive toujours à choper une place assise pour tiser mon Blend 285 sous la clim’. Et ça, ça n’a pas de prix pour un anti-clubber comme moi… En temps normal, je reste assis et je bouge la tête. De temps à autre, surtout si j’ai bu plus d’un litre de whisky, je me lève pour danser le mia. Enfin bon, bref, fin de la parenthèse, et revenons à la fille du Penny Black…

chroniques quartier rouge bangkok

Bangkok Chronique

La première fois que je l’ai rencontrée j’étais avec des collègues, au Penny Black donc, et je la voyais qui dansait sur les tabourets de la table de derrière. J’aime bien les miss qui font les chaudasses debout sur les tabourets. Il n’y avait pas les petits podiums à l’époque, et des fois je me dis qu’ils les ont ajoutés parce qu’ils en avaient marre des filles bourrées qui se cassaient la gueule en dansant sur leur tabouret haut… Mais bon elle, elle tient bien debout, et elle danse bien sexy too mut. Du coup je me met en mode drague, niveau collège, et je demande à une copine thaïe d’aller lui dire qu’elle me plaît. La fille se retourne, ma pote me montre du doigt, et la fille me tourne le dos. C’est ce qu’on appelle un vent, un bon gros mistral perdant avec en bande son la chanson de la BO de La Haine « aaaah aaaah aaaah…. est-ce que tu sens le vent ? ».

Quelques verres plus tard je la surprend deux trois fois à se retourner et à rester me fixer, mais dès que j’essaye d’établir un contact visuel elle se retourne vers ses collègues. Au bout d’un moment, elle se dirige vers le bar et passe derrière moi en se frottant légèrement. Je me retourne et elle me lance un « oh I’m sorry na ka » avant de s’éclipser au milieu de tous les thaïs fashion devant le comptoir. Lorsqu’elle repasse je lui bloque le passage, elle me sourit, je lui souris à mon tour puis lui demande son prénom :

_ Khun cheu araï krap ?

_ My name is You.

_ Oh… I love You.

Ouais, chez moi l’alcool et l’humour ne font pas forcément bon ménage, mais ça la fait rire. Ensuite elle me dit de me rasseoir pour qu’elle puisse passer, et à peine je suis assis qu’elle me chope la tête pour me faire un smack sur la joue, elle aussi en mode collège. Je lui demande si elle veut rester boire un verre, mais elle décline l’invitation, vu qu’elle est avec sa sœur et ses collègues à la table de derrière.

Quelques verres plus tard, ma copine Air, une gogo danseuse du Playskool qui est bien pote avec ma plus-ou-moins-ex-meuf Rung, débarque complètement bourrée accompagnée d’un client et se jette sur moi.

_ Oh Seulaï, I miss you too mut.

_ Euh, on s’est vu hier non ?

_ Oh tu t’en rappelles ? Oh t’es trop chou…

Puis elle me roule une grosse pelle. Surpris, mais content, je ne la repousse pas. Je regarde en direction de You, aïe, elle m’a grillé et me braque du regard avec ses yeux revolvers. Je tourne la tête de l’autre côté, le client de Air me fait également des yeux noirs derrière ses lunettes de premier de la classe. Bon, on dirait que je suis pas spécialement en place là. Une autre fille du Playskool vient remettre Air sur les rails :

_ Tu fais quoi là ? T’es avec un client ! Qu’est-ce que tu fous avec Sly ?

_ Ah ouais merde. Bon ben je te laisse hein, on se capte plus tard ok ?

Bon, va falloir être fort en mythonage maintenant. J’essaye d’interpeller You, elle se retourne, me regarde d’un air dédaigneux puis se retourne vers ses collègues. Je me dis que j’ai toujours moyen de l’embobiner avec deux ou trois conneries pour essayer de rattraper le coup. Au bout d’un moment elle passe derrière moi et commence à se plaindre :

_ You butterfly too mut ! You have many lady na.

_ Non non, elle c’est juste ma pote.

_ Ah ouais ? Mais tu te fous de ma gueule ou quoi ? T’embrasses tes potes toi ?

_ Euh… ouais… enfin certaines quoi… elle, elle me fait toujours un p’tit smack pour me dire bonjour.

_ Mais tu me prends vraiment pour une conne !? Un p’tit smack ? Avec la langue et tout ?!

_ Ah ouais… ça… euh, non mais elle est bourrée ce soir, je ne l’ai pas vue venir avec sa langue.

_ Hum ouais, tu ne l’as pas repoussée non plus à ce que j’ai vu.

Puis elle s’en va, un peu énervée. J’essaye de retourner lui parler deux ou trois fois, mais elle m’ignore. Des fois histoire de changer elle me regarde d’un air hautain, puis tourne la tête avec ses airs de princesse. Bon, je crois que pour ce soir ça va être mort, rentrons.

La semaine d’après, je retourne au Penny Black avec plusieurs collègues. Même configuration, You est sur la table de derrière avec des amis à elle. Elle attend environ 5 minutes avant de commencer à me chauffer, à coup de pincés de tétons à travers mon polo et de massage de bite à travers mon jean. Ça fait bien marrer mes potes, ça fait bien marrer ses potes également. On rigole, on picole, et là, c’est le drame. Rung entre en scène. Rung, c’est ma pseudo ex-copine, un peu nerveuse et assez violente. Elle arrive accompagnée d’un client, mais elle s’en tape, quand elle me voit en train de me faire chauffer par une autre miss elle débarque comme une furie :

_ Pourquoi tu m’as pas appelée ? Et qu’est-ce que tu fous ici ? Et c’est qui cette pute ?

Pas évident de contenir un « C’est toi la pute ! » qui me démangeait, mais elle avait l’air tellement énervée que je me suis retenu. J’ai tenté de jouer la carte de l’innocence :

_ Ben j’avais plus de batterie, et elle c’est juste ma pote c’est rien.

_ Tu te fous de ma gueule ou quoi ?

_ Non non, non non. [Première claque]

_ Pourquoi tu m’as pas dis que tu venais ici ?

_ Ben parce que j’étais avec mes collègues et que… [Deuxième claque]

_ T’es vraiment un enfoiré de butterfly man !! [Troisième claque]

Plus je me prend des claques, et plus je me marre. Je regarde mes potes, tous morts de rire, forcément, et plus je m’enlise dans mes explications foireuses, plus je ramasse des claques. Au bout d’un moment elle se lasse, et repart vers son client, des larmes de rage dans les yeux. You s’approche et me demande :

_ C’est qui ? C’est ta meuf ?

_ Ben non, regarde, elle a déjà un mec.

_ Ça ressemble pas à son mec. Ça ressemble à son client. C’est ta copine hein ?

_ Ah non non non, je t’assures, tu peux aller lui demander si tu ne me crois pas.

_ Ok.

Merde. C’était pas prévu ça. Je ne pensais pas qu’elle irait vraiment lui demander. You s’approche de Rung, elle lui demande si je suis son mec, et se prend une claque à son tour. Une copine thaïe, qui connaît bien Rung, va essayer de la calmer. You revient et je m’excuse pour l’incident, elle me refait sa tête pas contente et repart à la table de ses collègues.

Dès fois je me demande pourquoi je leur raconte autant de conneries à ces filles. Je ne suis pas spécialement du genre menteur, je serais plus du genre à cacher des trucs ou à mentir par omission plutôt que de mentir ouvertement et de soutenir des absurdités. Mais avec les filles de bar, j’ai le réflexe de leur raconter des énormités que personne n’avalerait, peut-être tout simplement parce que ça me donne l’impression de jouer dans la même cour qu’elles.

La semaine d’après, je la recroise encore une fois au Penny Black. Elle me tourne un peu autour, et deux verres plus tard je la vois dans les bras d’un japonnais. WTF ? Ma petite chérie serait-elle donc une puripathétipute ? Grosse déception, donc grosse alcoolisation, et retour tout seul à la maison.

Encore une semaine plus tard, je me ballade sur Soi Cowboy avec des collègues. On passe devant le Rawhide Gogo Bar où je me fait interpeller à coup de « Seulaaaaï ». Je me retourne, et après un rapide tour d’horizon de la terrasse du Rawhide, je remarque You, en tenue de Coyote Girl, qui est assise seule en train de boire un verre.

_ Alors comme ça tu bosses ici ?

_ Oui, je ne t’avais pas dit ?

_ Ben non, sinon je serais venu te voir avant.

_ Pak wan ! Tu rentres boire un verre alors ?

Par flemme de payer des lady drinks hors de prix (coyotee oblige) et éventuellement un bar fine, je décline poliment, en lui demandant juste si elle part au Penny Black après. Les videurs se tournent vers elle à ce moment là, et elle me répond « don’t know, not sure » et dès que les gars se retournent elle acquiesce d’un hochement de tête. Sympa, la meuf. Sur le coup j’ai bien apprécié. Plus tard, sur les coups de 8h du mat’, en ne la voyant toujours pas débarquer au Penny Black, je l’ai trouvée un peu moins sympa. Mais bon, c’est le jeu.

Une autre fois, je décide de passer à Cowboy, un peu blasé de tourner en rond chaque weekend dans les gogos bars de Nana Plaza. Je passe devant, elle n’est pas dehors, les videurs me reconnaissent vu qu’ils sont eux aussi des habitués du Penny Black, et me disent qu’elle fait des shows à l’intérieur. Ah bon ? Elle fait des shows ? Ah ben c’est pas vraiment une pute alors, c’est juste une Coyotee, comme son uniforme me l’avait suggéré. Je décide de rentrer faire un tour, pas énormément de clients dans le bar, et seulement deux filles qui dansent nues sur la scène. Enfin non, elles ne sont pas nues, elles ont quand même des bottes en cuir qui montent jusqu’aux genoux. Elles font du bruit en fouettant le sol avec leur ceinture, ça sert pas à grand chose, c’est pas très esthétique, mais ça suffit pour faire un show. Je balaye la salle du regard, mais pas de trace de You.

Je me pose sur les tabourets hauts aux premières loges du spectacle, commande une bière, et regarde le show. J’ai deux filles à quatre pattes sur la scène en face de moi, qui regardent dans la même direction que moi. Comprenez que j’ai vue à bout portant sur quatre trous. Ça en mettrait plus d’un mal à l’aise d’être aussi près de l’action, moi ça m’amuse, plus rien ne m’étonne ici… Une des deux filles se retourne, toujours à quatre pattes, me jette un regard provocateur et se lève pour danser sur les barres chromées. La deuxième se retourne également, me jette un regard provocateur également qui se transforme vite en regard surpris. C’est ma copine du Penny Black. Elle qui se la joue princesse, à coup de « tu m’auras, tu m’auras pas », elle vient de m’offrir un gros plan sur ses parties intimes sans s’en rendre compte. Elle se lève à son tour pour danser, et ne me calcule plus pendant le reste du show. Au moment de descendre, elle me fait la moue, elle n’a pas l’air contente que je l’ai vue dans son plus simple appareil (hé oui parce qu’au final, elles ont même tiré leurs bottes !).

A la fin du show, elle part se changer, enfin s’habiller pour être plus précis. J’en profite pour aller fumer une clope dehors. Elle sort précipitamment du bar, l’air énervée, et se calme lorsqu’elle voit que je suis juste sortit fumer. Je me mets à sa place et image une réaction du genre : « mais quel enfoiré celui-là, il vient, il me matte nue à moins d’un mètre de distance, et il se barre ! ».

Ça aurait pu, mais bon, elle je l’aime bien. Je lui propose un verre, elle veut une tequila. Je lui dis non, que c’est une bière ou rien, à prendre ou à laisser. Elle prend la bière. On reste discuter un peu dehors, et pour une fois on n’a pas la musique assourdissante du Penny Black qui freine la conversation. J’en apprend un peu plus sur sa vie : elle a 20 ans et vient de Buriram, elle a fait ses débuts en tant que travailleuse du sexe sur Koh Samui quand elle avait 16 ans. Ça me refroidit. Puis au bout d’un moment elle doit retourner bosser, on convient donc de se retrouver au Penny Black à la fin de son taf. À la fermeture des bars sur Soi Cowboy, je bouge au Penny Black où je suis accueilli par le DJ avec un « Welcome Seulaï to Penny Black na krap » qui résonne dans les enceintes de la boite, puis par le serveur par un « comme d’habitude ? Blend 285, bouteille de Coca, et seau de glaçons ? ». C’est bien il a tout compris ce petit jeune. Ou cette petite jeune plutôt, parce c’est un tom en fait. Un tom c’est l’équivalent féminin d’un ladyboy : c’est une fille qui se prend pour un bonhomme, qui a des cheveux courts, qui traîne avec des mecs, et qui se tape des meufs. Enfin bon, bref, tout ça pour dire que ce soir là, You me fait un faux plan pour la deuxième fois consécutive et ne se pointera pas de la soirée.

Un soir, pas motivé à draguer, mais bien décidé à picoler, je reste assis sur mon tabouret de bar comme à mon habitude. Une, deux, trois, quatre, cinq filles viennent tour à tour engager la conversation que j’abrège à chaque fois d’un lapidaire :

_ Me français hein, me no speak english très bien…

Pas envie de draguer, envie de boire et de dormir tranquille tout seul dans mon lit. Je sais que ça doit faire halluciner ceux qui ne viennent ici qu’en vacances, mais bon, y’a des jours sans… Au bout d’un moment je vois You qui débarque, et qui se pose à la table de derrière avec ses copines. Quelques minutes plus tard, une autre fille vient pour taper la discute, je décide de ne pas l’envoyer promener juste pour observer la réaction de You. Elle fait genre désintéressée en me tournant le dos, mais je la vois qui observe ce qu’il se passe via le miroir sur le mur en face d’elle. Grâce au miroir du pilier au milieu de la boite, je peux l’espionner en train de m’espionner. Au bout d’un moment la fille avec qui je cause me demande :

_ Mais t’es gay ou quoi ? Plusieurs filles sont venues te parler, dont des mignonnes, mais t’en veux pas. C’est quoi ton problème ?

_ Non le truc en fait c’est que je suis marié.

_ Ah ouais ? Et ta femme te laisse sortir tout seul ? Elle a confiance dis-moi.

_ Non en fait elle sors avec moi, elle est derrière et elle te surveille.

La fille commence à paniquer, se retourne, et me demande laquelle des filles est ma femme. J’appelle You, comme un gros mytho je montre ma chevalière en disant qu’on est mariés. You rigole, rentre dans le jeu et vient me prendre dans ses bras. Et la relou se barre, bien joué. Mais bon, toujours pas envie de draguer, même elle, ce soir je suis mort. Mais je pense avoir marqué quelques points sur ce coup là.

La semaine d’après, je me fais draguer par une fille, pas trop mal. Sa copine me drague aussi, du coup j’hésite un peu entre les deux. Elles se font la guerre pour savoir laquelle va me pécho et ça me fait marrer. Puis une des deux me roule une bonne grosse pelle… pouah ! C’est quoi cette odeur !? Elle a la bouche qui sent la saucisse de Francfort ! Cette subtile métaphore symbolisant un zizi allemand signifie qu’elle doit revenir d’un short time avec ce bon vieux Helmut qui a bien transpiré dans son short à fleurs toute la journée… Du coup je me laisse plutôt faire par sa copine, jusqu’au moment où elle me dit :

_ Bon on y va ?

_ On y va où ?

_ Ben on va niquer !

_ Ah ouais ? Ben ok, allons-y.

Et là, en me dirigeant vers la sortie du Penny Black, je vois You autour du billard, qui me regarde d’un air consterné et qui me fait un signe genre « félicitations, un vrai canon la meuf que tu ramasses ». C’est vrai que pour le coup elle n’était pas terrible, et comparé à You, elle n’a vraiment l’air de rien. Ça doit faire une heure que je l’appelle Nok, quand tout à coup elle me dit qu’elle connaît la copine d’un de mes collègues, une fille qui s’appelle Nut, comme elle. Oops, j’avais au moins la première lettre, c’est déjà ça. Une fois sortis de la boite, elle m’a gonflé en moins de dix minutes :

_ Tiens j’irais bien au Seven acheter des clopes.

_ Oh non, répondit-elle. J’ai la flemme de marcher jusqu’au Seven, et puis t’as pas besoin de fumer.

_ Je te demande pas vraiment ton avis en fait, je te dis que j’y vais, c’est tout. Après tu me suis, tu me suis pas, ça c’est ton problème.

_ Ok, va pour le Seven.

_ Tiens je vais me prendre de brochettes aussi là.

_ Mais pourquoi ? Tu mangeras demain, non ? Ou tu mangera après le Short Time.

_ Ok je t’explique la situation : il est 7h30 du matin, j’ai envie de fumer, j’ai la dalle et je suis complètement déchiré. Après le boom boom, je pense que je m’endors dans les 30 secondes qui vont suivre. Donc je prends une chambre pour un Long Time.

_ Si tu prends une chambre pour un Long Time, je crois que tu vas dormir tout seul !

_ Ok tu sais quoi ? T’as raison. Je vais dormir tout seul en fait. Alors maintenant tu fais demi-tour, et tu me laisse peinard avec mes brochettes et mes clopes, ok ?

_ Non mais t’énerves pas, on peut quand même faire un Short Time.

_ Non non c’est mort, tu m’as gonflé là.

Je remonte au Penny Black sans la meuf, mais avec mes brochettes et mes clopes. You est toujours là, mais elle ne me calcule pas. Je vais essayer de lui parler, mais elle ne me répond pas. Elle fait la gueule pour du vrai.

Et depuis ce jour là, elle continue de faire la gueule. C’est fini, c’est mort. Elle a bien grillé le Dark Monger, le côté obscur d’Anakin SlyWalker. Si un jour je dois me barrer définitivement de Bangkok, ça sera sûrement à elle que je repenserai le plus : my friend You, la fille que je n’ai jamais réussi à attraper.

 

Si t'as aimé... fais tourner !

A propos de l'auteur

Sly Nakrap

Sly, aka Seulaï (สไล), est expatrié en Thaïlande et habite à Bangkok. Tout comme Bernie Noël il a 29 ans mais bientôt 32. Et tout comme Alain Delon, il aime bien parler de lui à la troisième personne, parce que ça fait genre c'est quelqu'un d'autre qui écrit ce texte pour parler de lui. Également connu sous les pseudonymes de Slylock Holmes et Anakin Slywalker, Sly aime bien raconter sa vie dans ses Chroniques, mais il ne le fait pas souvent car il a la flemme.

Lien Permanent pour cet article : http://www.buttersly.com/2013/03/07/la-fille-du-penny-black/

20 commentaires

  1. bububud

    Hug
    Alors là, cette chronique est fantastique.
    ça fait plusieurs mois que je suis tes aventures sur ton blog, avec grand plaisir, et je ne peux m’empêcher de t’écrire pour la première fois.
    GRANDIOSE
    Je viens de relire pour la deuxième fois ton histoire et je suis encore entrain de me marrer tout seul comme un con sur mon canapé. L’humour, le ton général et la qualité d’écriture me force à te dire: « Arrête les gogos et pose toi devant ton ordi pour finir ta nouvelle et ton bouquin »
    Heureusement que tu nous fais partager tes aventures pour nous faire patienter jusqu’au prochain voyage.
    Au fait, désolé pour toi et You
    tchao

    1. Sly

      Haha ne t’inquiètes pas pour moi, je m’en suis remis :) Merci pour ton premier commentaire en tout cas. Et le bouquin ça avance petit à petit, là j’écris mon passage en Issan pour Songkran, et comme toi je me marre tout seul comme un con quand je me relis.. ça promet! A+

  2. Cyril

    Il n’y a pas d’amour plus délicieux qu’un amour impossible… surtout ici, à Bangkok, dans le monde de la nuit, là où l’on s’imagine (à tort, peut-être) que tout est possible… alors, très cher Sly, prends cette fille du Penny Black comme un cadeau du ciel… fais d’elle ta déesse, ton idole, ta Vierge Marie…qu’elle devienne à tout jamais ton Bouddha, et jamais ton boudin… ne la touche surtout pas, tu risquerais de tout détruire… on ne fait pas l’amour, disait un certain Somcinsky, l’amour se fait en nous… alors, fais-lui l’amour en toi (ce qui ne veut pas dire fais-toi goder par elle)… Dis-toi que tu es sur la bonne voie…. alors, très cher Sly, finir bonze? bronze?… baise? braise?…
    Bonne continuation, mec !
    Cyril Articles récents..Carabao en concert le 14 mars à Bangkok

  3. Korn

    Toujours aussi bon!!! Quand je vois un nouvel article je suis toujours tiraillé par l’envie de le lire tout de suite ou de la garder au chaud pour plus tard car à chaque fois que j’en termine un j’ai juste une envie… En lire un nouveau (du coup je me les tape deux fois en général)…

    Très bonne histoire encore une fois, franchement très drôle et bien écrite. Bref, vivement la nouvelle que tu nous as promise (avant le livre), je te laisse jusqu’à fin Mars pour la terminer ;-)

  4. christophe

    Salut Sly cela fait quelque temps que je lis tes chroniques et tu me régale avec ton humour mais cela la elle est divine j’ai hate de revenir sur BKK …En tout je tenais a te remercié pour les bons moment que tu offre a ce qui suivent tes aventures…
    Christophe

  5. BigBuns

    le penny black c’est mon endroit préféré on the soi cowboy, des petites bombes sont toujours là à toute heure de la nuit :p

  6. Alex

    Salut Sly.

    Ca semble assez sympa comme endroit le Penny black.

    Faudra que je fasse un saut à l’occasion. Je suis assez  »anti-clubber » dans l’âme aussi.

    Merci pour l’histoire en tout cas. ahah. Good luck pour ta nouvelle conquête, qui ne saurait tarder.

    See ya.

  7. Neoarchean

    T’as pas l’air d’avoir suivi le précepte « nourris, baise, oublie », c’est un coup à se mettre dans des galères, avoir à gérer des jalousies, de s’attacher à des nanas qui trainent dans les boites comme on croise souvent les mêmes. Enfin perso je ne suis carrément pas clubber et j’ai toujours la flemme d’aller en boite à Bangkok, je suis souvent trop claqué et/ou bourré pour sortir à 2 heures.

    Bien sympa ton site , je le découvre ce soir. J’habite en Thaïlande depuis quelques années, dans un coin paumé avec peu si ce n’est pas d’animation, mais je me rattrape en passant régulièrement à Bangkok et Pattaya pour le boulot. J’avais pensé faire un blog de ce type, mais j’ai jamais vraiment eu la motiv’. Tu réponds à pas mal d’interrogations que pourrait avoir un apprenti sex tourist débarquant en Thaïlande.
    Je pourrais essayer de te faire quelques articles, du genre expériences en général autour des gonzesses et de la Thaïlande et de mes bons plans.

    1. Sly

      Ouais carrément si t’es motivé à écrire des articles sur BKK, Pattaya, ou ailleurs… ça m’intéresse!

      1. Neoarchean

        Ok mon email est mon pseudo chez gmail.com ;)

  8. Korn

    Juste pour info il est où exactement le Penny Black dans la Soy ou à côté? A quel niveau?

    1. Cyril

      Très cher Korn, voici un plan des bars de soi cowboy, ça m’a l’air à jour… bonne bourre, Pop !

      http://1.bp.blogspot.com/-elDHdytgwpA/T4Z-cPaK4FI/AAAAAAAAAiM/7SFSkvfjM3s/s1600/soicowmap.jpg

      1. Sly

        Ouais c’est ça, deuxième bâtiment sur la droite quand tu viens de Asoke Road, juste après le Corner. C’est marqué dessus de toutes façons… et quand tu rentres ça ressemble à un hall de short time hotel, mais c’est normal c’en est un, et il faut tracer prendre l’ascenseur au fond pour monter au 3ième (enfin 2ième pour un français). Le 2ième (enfin 1er…) c’est tout pété c’est un vieux karaoké. Je vais publier un petit article sur le Penny Black bientôt, j’ai pris des tofs la dernière fois :)

  9. badaddict

    Excellent comme tous tes autres articles! ;) )) La je reviens de 2 jours à bkk, j’ai passé du bon temps, mais je regrette de ne pas avoir connu ton blog avant, histoire d’aller au Penny black. Enfin next time.

    J’ai cru comprendre que tu écrivais un livre, vu la qualité de ton écriture je ne peux, comme tout tes autres lecteurs, que t’encourager à le finir. Au plaisir de te lire. C bien cool et je retrouve un peu quelques similitudes parfois même si je ne suis pas sexpat;)

    Comme toi, je ne m’adresse aux nanas qu’en thai sauf lorsque je n’ai pas le feeling, alors je fais exprès de parler un vieux franglais ou suis lapidaire) Et c’est quand même un avantage car le courant passe tout de suite très bien en général. Et pour xx bahts en plus de la bagatelle, tu allies le plaisir d’échanger en thai, et ca participe beaucoup je trouve, à forger d’excellents souvenirs.

  10. JC

    Bonjour sly, merci pour ton blog, ton humour décalé et ton style littéraire est assez intéressant…
    Je suis à BKK début Mai, je boirai bien un verre avec toi, mais voilà:

    Contre: j’ai 57 ans, je ne boit trés peu d’alcool , je ne fume pas

    Pour: je ne fait pas mon âge je suis plus le style fashion victime que Helmut en sandales, je suis trés « Girl friendly »mais respectueux de ces filles. Je pense avoir un peu d’esprit.

    Je pourrai trés bien comprendre que tu décline, car tu doit être sollicité, et parfois déçus, donc même si tu a autre chose à faire, je continuerai à lire ton blog.
    Je me rends à KL pour une conférence et je fait un stop « Fun and freedom » à BKK
    merci encore

  11. Alexx

    Je viens de relire ta chronique vieux,

    ben c’est encore mieux maintenant :)

    See you handsome too mut !

  12. Medy

    Ah tien première fois que je lis ce genre de post sur ce blog, on voit un autre aspect de toi et des coyotee, c’est sympa :)

  13. histox

    Bonsoir … ou bonjour Sly,

    Je n’ai sais plus comment j’ai découvert ton site. Un heureux hasard ! Le fait est que, grâce à toi, lorsque la Thaïlande me manque, je me retrouve à Bangkok en quelques « clics ». Pas de jours de congé à poser, pas de billet d’avion à acheter, pas de fatigue… De « vraies » vacances: Tiens, d’ailleurs, je me demande si ton humour, ton sens de l’observation et tes qualités d’écriture ne seraient pas les bases requises pour la création d’un site de « vacances virtuelles ». Pense-y, si un jour tu es au chômage!
    Plus sérieusement, toutes mes féliciations Sly pour ton « oeuvre ». Je prends énormément de plaisir à te lire et à vivre « par procuration » toutes ces aventures que je suis incapable de provoquer.

    J’aurais grand plaisir à te rencontrer devant une singha (ou deux) lors de mon prochain passage à BKK, en novembre et décembre 2013.

    Bien cordialement

  14. william

    Salut Sly, je t avoue que depuis deux ans que je pars reguliement a BKK, je vois You, et franchement tu as raté quelque chose, elle n est pas grande, mais quel tempérament de feu. Elle jette des mecs qui la tip a coup de 1000bhts, pour venir dans mes bras. Trop cool, bien que formaté monnaitairement parlant. Elle a un englais parlé correcte et de l humour. Et quel corps et quelle technique! ! Bon je me calme et retourne au lit. Merci pour ta chronique.

    1. Sly Nakrap

      Salut bonhomme, t’inquiètes j’ai réussi à l’attraper depuis :D

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