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juil 08 2013

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น้องเมย์, Las Vegas Parano

Mon thé a refroidi, je me demande vraiment pourquoi je suis sorti du lit. La pluie matinale recouvre ma fenêtre de buée, et je n’y vois plus rien. Et même si je pouvais, tout serait gris, mais ta photo sur le mur me rappelle que les choses ne vont pas si mal, pas si mal…

Ça vous dit quelque chose, les paroles ci-dessus ? Non ? Bon ok, c’est traduit de l’anglais, ça date un petit peu, mais c’est quand même super connu. Toujours pas ? Bon, tant pis, c’est ce qui s’appelle rater son introduction, mais ne vous en faites pas, j’y reviendrai plus tard.

may 111 las vegas

น้องเมย์ est toute petite, toute jeune, toute fine. Mais elle a quand même des seins sympa. Elle se démarque facilement des autres avec sa coupe au carré assez courte. Ça fait plusieurs fois que je lui fait de l’œil en me rendant au Las Vegas Gogo Bar où elle officie en tant que gogo danseuse. Tout le monde se l’arrache, c’est la numero uno. Enfin non, son petit numéro, c’est 111, mais c’est la danseuse star du bar, la plus populaire auprès des clients. Les gérants du bar en ont même fait leur égérie, ou plutôt leur mascotte, leur tête d’affiche au sens propre : c’est elle qu’on voit en photo sur les pubs pour le Las Vegas. Malgré tout ça, elle n’a pas l’attitude de « starlette qui se la pète », comme bon nombre des danseuses de Bangkok, pour peu qu’elles aient un minimum de succès. Elle, à première vue en tout cas, semble être restée naturelle, et accessible.

En dépit de ce côté sympa qu’elle dégage, je n’arrive pas à la choper « à ma manière ». Bien sûr je pourrais y aller franco, payer 600THB au bar, et partir direct avec elle. Mais j’aime bien quand il y a un peu de discussion avant, juste pour sonder les fonds marins et déceler les potentielles étoiles de mer. Mais avec elle, j’ai beau tenter quelques petits sourires par-ci par-là, elle ne semble pas y accorder la moindre importance, et elle finit toujours par s’échapper avec le plus offrant. C’est pour ça qu’un jour, alors que je suis en train de boire une bière au Big Dogs avec mes collègues, je regarde les pancartes des rabatteurs et j’annonce fièrement :

_ Vous voyez la fille sur l’affiche, là ? C’est mon nouveau défi : zéro bar fine, je la retrouve en boite et on voit ce qu’il se passe après !

Et puis un jour, alors que je suis en train de perdre mon temps sur ThaiFriendly, je tombe sur son profil. Elle a 18 ans, soit-disant. Je lui donnerai volontiers moins sur les photos, peut-être 16 ou 17 ans. Si mes souvenirs sont bons, elle fait dans les 1m45 et 35 kilos. Une miss XXS, extra small size, donc très maniable. Je lui envoie un message un peu bizarre, pour essayer de me démarquer des dizaines de messages débiles qu’elle doit recevoir tous les jours. Un message tout simple : « I know where you work ! But are you really 18 ? ». Le lendemain, je reçois une réponse toute aussi simple : « Ok I’m เมย์ yes 18 you come to see me at my work ». Ça fait un peu sec dit comme ça, c’est à peu près aussi ponctué qu’une phrase écrite en thaï, mais je le sens bien. Je répond à son message pour lui filer mon numéro, et elle m’envoie un SMS dans la foulée pour me donner le sien. Izi.

Le vendredi soir suivant, vers 19H, je rejoins des collègues sur Nana pour un petit apéro. Elle m’appelle une fois, deux fois, trois fois, et à chaque fois je lui dis « t’inquiètes, je suis en route ! ». Toujours au top niveau timing, on arrive enfin au Las Vegas sur les coups de 23H. On se pose, et elle est là sur la piste, à danser comme une folle. Sa fameuse danse du crazy monkey, comme elle dit. Si vous avez déjà été au Las Vegas durant ces deux dernières années, vous n’avez pas pu la rater, à moins qu’elle était déjà à son affaire dans un Short Time Hotel. Tout le monde l’a déjà remarqué, soit pour sa petite taille, sa coupe au carré, ou sa danse du crazy monkey. Pas de doute, c’est elle qui bouge le plus sur la scène. Elle s’amuse. Elle n’est pas en train de faire des yeux doux à tous les mecs qui passent, elle se marre toute seule en dansant comme une cinglée. Une vraie pile électrique.

Au bout d’un moment je la vois qui descend de la scène, elle me regarde, puis tourne la tête. Elle me passe devant, sans rien dire, et se met à discuter avec ses copines. Je me mets alors à l’appeler par son prénom : « น้องเมย์ ! ». Elle se retourne, me souris, et remue la tête de gauche à droite, comme pour me dire que je fais erreur, et qu’elle ne me connaît pas. Elle se retourne à nouveau vers ses copines et elles reprennent leur discussion. Bon, elle a l’air un peu à l’ouest cette petite, j’ai pourtant pas mal de photos sur ThaiFriendly, et pas des photos retouchées, je ne mens pas sur la marchandise. Mais bon, histoire d’être sûr qu’elle capte, je l’appelle sur son phone. Elle sort son smartphone flambant neuf pour me répondre, et je fais comprendre à ses copines que c’est moi qui l’appelle, elles se mettent à rigoler et me balancent. น้องเมย์ se retourne encore une fois, s’approche à nouveau, et me demande :

_ Euh… d’où tu connais mon numéro ? Et mon nom ?

_ Ben de ThaiFriendly ! Moi c’est Sly, tu m’as appelé plusieurs fois ce soir, alors je suis venu !

_ Ah ok c’est toi, merci.

Et elle repart voir ses copines. Quoi !? Mais c’est quoi ce concept de stops en série ? Je m’approche à mon tour pour m’incruster comme un gros lourd dans le groupe de danseuses au repos, quand elle me dit :

_ Pour ce soir c’est mort, un client à déjà payé le bar, il y a environ 15 minutes.

_ Et pourquoi tu vas pas te changer alors ?

_ Ben le mec est parti faire un tour avec ses potes, il revient me chercher à minuit

_ Ah ok…

_ Désolée hein, mais je t’ai appelé au moins 4 ou 5 fois, j’ai cru que tu ne viendrais plus.

_ T’inquiète, je suis pas rancunier… c’est le jeu, hein ! On peut peut-être remettre ça à demain, non ?

_ Ok, ça marche, demain je t’attendrai, jusqu’à la fermeture s’il le faut.

_ Ok, cool, see you demain.

Le lendemain, en me réveillant (tout seul), j’avais un message de น้องเมย์, qui disait juste « am sorry ». Je lui répond simplement « mai pen rai ». Elle enchaîne par « I wait u long time I think u not come », et je m’excuse à mon tour d’être arrivé si tard, et lui dis que le soir même je serais sur place un peu plus tôt. Avec un meilleur timing ce coup-ci, j’arrive au Las Vegas avec mes Slyettes (désolé les gars) sur les coups de 21H. Elle est au beau milieu de la scène, comme toujours en train d’exposer ses techniques de danse expérimentale. Quand elle me voit débarquer, elle a l’air contente. Pas comme celles qui en font des tonnes en sautillant partout, ou qui se jettent sur les clients à coup de « oh darling I miss you too mut ». Non, simplement un sourire, sincère, presque un peu gêné. Je l’invite à boire un verre, et on fait connaissance vite fait.

En y regardant de plus près, elle est quand même un peu étrange : tantôt presque hyperactive, tantôt presque éteinte. Quand je lui parle, par moments j’ai l’impression qu’elle est complètement ailleurs. Elle est souriante mais a le regard vide d’expression, les yeux dans le vague. Je mets ça sur le compte de la fatigue, ces filles là n’ont pas une vie facile… Au bout d’un moment, elle a froid et veut repartir danser sur la scène. C’est vrai qu’on se les gèle sous la clim’, et pour elle qui est juste en sous-vêtements ça doit être encore pire. Mais connaissant bien les entourloupes des gogo danseuses, je lui demande cash :

_ Tu vas danser, ok, mais tu reviens après ou quoi ?

_ Ben, comme tu veux.

_ Non, comme tu veux, toi. J’ai demandé en premier, d’abord, dis-je avec une voix de gamin.

_ Ok, je reviens, dit-elle en rigolant.

Elle repart donc sur la scène nous refaire une démonstration de crazy monkey dance, et nous fait bien rigoler. J’avoue que c’est assez original… pas forcément voué à un succès planétaire, mais original en tout cas. Un peu après, elle revient se poser à côté de moi, et je lui offre un deuxième verre pendant qu’on continue à taper la discute. Arrivé à la fin de nos conso’, elle repart faire un tour sur la scène. Puis un groupe d’Américains rentre au Las Vegas, tous avec le même T-shirt, sûrement en train de fêter un enterrement de vie de garçon. Parmi eux il y a un espèce de colosse, un géant bodybuildé, qui se dirige vers น้องเมย์ et essaye de la choper pour la faire descendre de la scène. Elle panique un peu, et me montre du doigt en lui disant qu’elle n’est pas dispo. Fairplay, la meuf. Le mec me regarde, pas rancunier non plus, il me fait un petit geste de la main pour me saluer. Pendant ce temps là, avec mes collègues, on essaye de planifier la suite de la soirée, quand น้องเมย์ revient vers moi et m’annonce :

_ Le mec, là, c’est celui d’hier. Ils ont réservé l’étage et il veut me payer un verre.

_ Et ?…

_ Et… ben… ça te dérange si j’y vais ? Je prends le lady drink et je reviens, ça te va ?

_ Hum… je t’attends cinq minutes, pas une de plus.

_ Ok, cool, je fais vite.

Cinq minutes plus tard, elle n’est pas redescendue, alors on met les voiles. La mamasan m’interpelle :

_ Mais reste ! Elle m’a dit qu’elle buvait un verre et qu’elle redescendait !

_ Non c’est bon, c’est pas grave, une autre fois peut-être…

Le lendemain matin, j’avais encore un message de น้องเมย์, qui me demandait pourquoi je m’étais barré sans la prévenir. Je n’avais pas vraiment d’explication plausible, peut-être juste ma patience limitée, ou la Chang, ou les deux. Devant ces excuses approximatives, je décide de ne pas répondre à son message. Ni au suivant, ni à celui d’après, etc… Je laisse tomber mon défi, celui de me faire la fille de l’affiche, et décide de remettre les choses au point avec moi-même : ThaiFriendly, c’est pour choper des filles de bonne famille, et Nana, c’est juste pour s’amuser. Mon cher moi-même, à l’avenir, merci de ne plus mélanger les deux.

Environ un mois plus tard, alors que je suis au travail, je reçois un texto de น้องเมย์, qui me demande comment ça va. Je réponds que ça va bien, et dans la minute qui suit, elle m’appelle, et quand je décroche elle se met à hurler :

_ WHY YOU KNOW ME ? WHY YOU KNOW MY NUMBER ME ?

_ Wowowo… Jai yen yen na, you just send me a message.

_ NO ! YOU LIE ! WHY YOU KNOW ME ?

Je raccroche. Je vérifie le numéro, c’était bien elle. Complètement hystérique, flippante. Elle me rappelle une bonne dizaine de fois, mais je passe mon phone en mode silencieux dès le deuxième appel. Je laisse couler pendant un bon mois, sans retourner au Las Vegas, car de toutes façons je n’y allais quasiment que pour la regarder danser comme une timbrée. Et puis un weekend, alors que j’arrive au troisième étage du côté Billboard, je la vois devant le Las Vegas, assise sur la chaise de l’entrée. Dès qu’elle me voit, elle sursaute et rentre vite fait à l’intérieur de son bar. Amusé par sa réaction, je décide d’aller y faire un tour, juste pour voir si elle va essayer de se cacher derrière la scène ou je ne sais où.

En entrant dans le bar, je ne la vois pas sur la scène. Je m’assois et commande une Chang, et aperçois sa petite tête qui dépasse depuis l’entrée des toilettes… Je me marre tout seul, en train de l’imaginer se faire un film d’espionnage dans sa tête. Pour le coup, c’est raté, l’agent Triple Un n’a rien d’un Double Zéro Sept. Le pire, c’est qu’une fois qu’elle se rend compte que sa planque est grillée, elle s’accroupit, et continue de me surveiller depuis l’entrée des toilettes, avec toujours sa tête qui la trahi à 50cm du sol. La cerise sur le ghetto : la mamasan vient me voir, d’elle-même, en me disant « Oh sorry na, today น้องเมย์  she not come work, she sick too mut ». Ok, merci pour l’info… je prendrai bien un petit supplément « foutage de gueule » si jamais il vous en reste un peu. Après avoir rapidement vidé ma bière, comme Gérard Lambert, je m’en fus dans la nuit vers d’autres aventures. Tin tin tin.

Quelques temps plus tard, après avoir presque complètement oublié น้องเมย์, je me trouve au Billboard avec des potes, et avec ma copine. À ma grande surprise, elle est là, sur le carrousel. Même en changeant de bar, et en gardant ses 10-15cm de talons, elle fait toujours une tête de moins que les autres danseuses. Mais elle a toujours ce petit truc qui fait qu’on la remarque. Elle reste me regarder, les yeux dans le vague, comme si elle devait faire un gros travail de mémoire pour essayer de me remettre. Je lui fais un petit sourire, vite fait, car déjà accompagné, mais elle n’y répond pas, bien qu’elle soit toujours en train de me scotcher. Au changement de set de danseuses, elle se dirige vers les toilettes, et je décide de la suivre pour prendre quelques nouvelles :

_ Salut, ça va ?

_ Bonjour.

_ Euh… ouais, ok, bonjour, si tu préfères. Mais, ça va sinon ?

_ Hum… on se connaît ?

_ Hein !? Euh… non, désolé, je dois te confondre avec une autre.

_ Pourquoi tu me regardes depuis tout à l’heure ?

_ Parce que je suis dans un gogo bar, et que c’est fait pour… c’est tout.

_ Ah ok, pendant un moment j’ai cru qu’on se connaissait.

_ Bon ok, j’avoue, on se connait vite fait : tu t’appelles เมย์, t’es l’ex 111 du Las Vegas.

_ Mais… d’où tu sais tout ça ?!

_ De ThaiFriendly, et puis… et puis non tiens, laisse tomber, c’est pas grave…

Je retourne à ma place, en me disant qu’elle est quand même sacrément perchée. Je ne sais pas à quoi elle tourne, mais une chose est sûre, il n’y a pas que de l’alcool là-dessous. Son regard absent me rappelle celui de Boom, quand elle carburait aux saloperies de sa pote Lek, un coktail explosif à base d’Ice et de Yaba. Le Yaba, c’est la drogue du pauvre. Littéralement, ça veut dire « médicament fou », et c’est ainsi qu’on l’appelle en Europe : la drogue qui rend fou. Cette drogue dure fait des ravages en Thaïlande, particulièrement dans les milieux pauvres, et aussi beaucoup chez les filles de la nuit.

Quelques mois plus tard, c’est Songkran, le nouvel an en Thaïlande : une bataille d’eau géante à travers tout le pays. C’est marrant, un peu, mais finalement ça lasse assez vite (en ce qui me concerne en tout cas). En discutant avec une copine du Playskool, peu après Songkran, j’apprends comme d’habitude quelques potins de bar girls :

_ Tiens au fait Seulaï, tu savais que le Las Vegas était fermé ?

_ Hein !? Ah non tiens, et pourquoi donc ?

_ Ben, une fille a fait une overdose dans les toilettes, elle y est morte.

_ Quoi !? Mais pourquoi personne n’en parle ?

_ T’es un vrai pro de la pub, toi, hein ?

_ Ouais, ok, tu marques un point. Et du coup ils ont fermé pour combien de temps ?

_ Je ne sais pas, en fait ils ont fermé parce que les filles ont peur d’aller bosser…

_ Laisse-moi deviner, elles flippent du fantôme ?

_ Ben oui ! Si elle est morte dans le bar, le fantôme va rester dans le bar.

_ Mais attends, tu vas voir, tu connais pas Sly le Ghostbuster ?

_ Vas-y arrête, on ne rigole pas avec les fantômes…

_ Nan mais moi je lui fais sa fête à Fantômette : j’te sème un méga rail de coke depuis les chiottes jusqu’à la porte d’entrée, et voilà, adieu le mauvais esprit !

_ MAIS ARRÊTE PUTAIN !! Y’a une fille qu’est morte, quand même !

_ Ouais, c’est vrai, c’est pas très respectueux. Tu la connaissais la fille ?

_ Non, pas personnellement… C’était une ex-danseuse du Las Vegas, qui avait migré au Billboard, mais elle avait gardé quelques « habitudes » avec ses anciennes collègues de taf. Tu l’as sûrement déjà vue : une fille toute petite, toute fine, toute jeune, avec une coupe au carré.

_ …

Et là, bug. Grand moment de solitude en repensant aux conneries que je venais de raconter avec mes histoires de fantômes. Du coup j’en reviens à l’introduction de cette chronique, même réaction qu’Eminem à la fin de sa chanson Stan : « Come to think about it, her name was… it was you… Damn ! ».

J’avais commencé à écrire cette histoire il y a déjà quelque temps, mais j’hésitais à la publier, par respect pour น้องเมย์. Et puis entre-temps, le Las Vegas a réouvert ses portes, et à même changé de nom pour devenir le Tokyo Player. Peut-être simplement pour cibler une clientèle japonaise, qui se tient bien, qui est plus dans l’esprit sanouk, et qui paye mieux ? Non… je pense plutôt que c’est pour conjurer le mauvais sort. Leur page Facebook a fait peau neuve, et ils ont supprimé toutes les photos de น้องเมย์, comme pour effacer toute trace de ce fâcheux incident. Tout comme sur la page du Billboard, d’ailleurs. Même pas un petit mot, rien. Même chez Stickman, juste trois lignes dans sa publication du 5 Mai, qui annoncent la réouverture du Las Vegas sans pour autant préciser la raison de la fermeture.

C’est pourquoi j’ai finalement décidé de publier cette chronique, à la mémoire de ce petit bout de femme emportée par l’alcool et le yaba à l’aube de ses 20 ans. Une sorte de clin d’œil, d’une part au nom de son profil Facebook : Amnot Atoy (I am not a toy), et d’autre part, de manière plus ironique, au slogan du Las Vegas à côté duquel elle a trôné pendant deux ans : « Everyone gets lucky ! ».

may las vegas nanaplaza

Au Las Vegas, tout le monde gagne...

 

Si t'as aimé... fais tourner !

A propos de l'auteur

Sly Nakrap

Sly, aka Seulaï (สไล), est expatrié en Thaïlande et habite à Bangkok. Tout comme Bernie Noël il a 29 ans mais bientôt 32. Et tout comme Alain Delon, il aime bien parler de lui à la troisième personne, parce que ça fait genre c'est quelqu'un d'autre qui écrit ce texte pour parler de lui. Également connu sous les pseudonymes de Slylock Holmes et Anakin Slywalker, Sly aime bien raconter sa vie dans ses Chroniques, mais il ne le fait pas souvent car il a la flemme.

Lien Permanent pour cet article : http://www.buttersly.com/2013/07/08/nong-may-las-vegas-parano/

20 commentaires

  1. Chang Noï

    Belle chronique…Le Yaba fait vraiment des ravages.
    Une amie qui bossait à Lamaï est partie aux toilettes sans jamais revenir…
    Bye bye Little Monkey…RIP

  2. Reeon

    Très bel article, Sly ;)

    J’ai relié sur mes réseaux sociaux Th-Inf : c’est une histoire qui mérite d’être connue et méditée.

  3. Nicolas Br

    Gloups :-/. Merci pour cette histoire qui permet de voir la réalité en face.

  4. Mamuang

    Mais quel saloperie !

    Elle était belle comme un coeur et avais pas l’air encore ravagé (pustules sur les joues, squelettique, etc…)

    Paix a son âme

    Pour l’instant j’ai toujours pas perdu une amie, mais je connais quelques nanas qui étaient plus que mimis et plus que gentilles, qui aujourd’hui ressemblent à des zombies assoiffées de fric et de ice.

    Et mon expérience vraiment personnelle j’ai sortie mon ex de ça, ça n’a pas était facile, mais maintenant elle est tellement mieux dans son corps et son esprit qu’elle n’y retouchera jamais.

  5. Fabien

    Très bel hommage à ce petit bout de femme. Je suis sensibilisé par ton témoignage car je connais bien la situation la bas…Si seulement tous ca pouvait s’arrêter pour retrouver toutes ces bombes en boites et les draguer normalement. Mais ont peu toujours rêver, avec le nouveau pouvoir d’achat des chinois et leurs carences en femmes chez eux, le fléau de la prostitution a de beaux jours devant lui…Merci pour ta plume, t’es un bon.

  6. tyler

    Excellent article Sly!!!

    Cette histoire est malheureusement monnaie courante, j’ai moi même rencontré une nana au baccardi complétement ravagé par le Yaba!!

    En arrivant sur place, la nana pleuré à chaude larme sur le stage, la mama San l’a fait descendre en vitesse, histoire de ne pas faire fuir les clients dans la salle du bas. Elle l’a envoyé dans la salle où les nanas bouffent habituellement, et quelques minutes plus tard la nana est revenue avec un sourire niai et exubérante comme pas possible!!!!

    Elle est venue s’asseoir à coté de moi pour que je lui paie un verre (le rdc du baccardi était quasi-vide), c’est a ce moment que j’ai vu ses pupilles dilatées comme pas possible!!!

    J’ai délicatement décliné sa compagnie, et très rapidement y a un Helmut qui s’est accaparé les services de cette dernière. J’imagine qu’il a du se dire que vu son état avancé, il n’aurait aucun mal à négocier un ST pas cher!! D’ailleurs, moins de 5 minutes après, le bosh avait payé la Bar fine et partaient bras dessus-bras dessous avec la gogo défoncé au yaba+alcool..

    ton article me rappelle tellement cette nana…que d’ailleurs, je n’ai jamais revu.

  7. Saparot

    Petite trajectoire fatale, c’est beau et con comme bien des choses ici-bas.

  8. doubleU

    Hello Sly

    Super article, cette fois personne ne pourra t’accuser de vouloir ramener de la pub..
    J ai decouvert ton site il y a quelque semaine, je me suis fait toute les histoires et je suis devenu accro, ça me permet de voyager du fond de mon canapé!!
    Bref tout ça pour dire que je regarde tout les jours si il y a une nouvelle petite histoire !! (c’est utile pour la suite)

    A la fin de ton post il y a le lien facebbok du compte de cette malhreuse fille, je suis allé dessus hier soir vers 21H apres avoir lu avec grand plaisir (du a ta maniere d’écrire bien sur je precise tout de meme) ce post il y avait pleins de photo d’elle, le meme style que les photos habituelle des filles de BKK (boite, famille, petite tenu, proverbe bidon etc )
    20 min apres le lien n’etait plus dispo sur facebook, et je constate aujourd hui que c’est toujours le cas !!

    De nos jours il y a deux types de morts une réelle et une virtuel!!!!!

    Encore felicitation pour ton « BLOG »

  9. abou

    putain tu ma mis le bad un truc de ouf la
    je la connaissais la meuf, may
    elle était adorable mais parfois un peu perché comme tu dis
    j’ai trop des bons souvenirs de soirée avec elle, sa fout les boules sérieu

  10. Kor

    Hello Sly,

    merci pour cette nouvelle chronique, style radicalement différent, bien écrit, l’émotion passe et on est franchement triste à la fin de cet article.

    C’est une bonne chose de parler de ces sujets de temps en temps et de lui avoir rendu « hommage ».

    Au plaisir de te lire!

  11. Pierre

    En fait tu n’as rien compris, cette fille etait super amoureuse de toi et elle s’est droguee par desespoir…
    Cette histoire donne la chair de poule sur la face cachee de ces jeunes beautes qui nous apportent du plaisir le temps d’un verre et d’un numero de danse et plus encore. Elle est racontee avec talent. C’est toujours un grand plaisir de lire tes chroniques.

  12. theirfan38

    Très bien écrit. Mais je tiens quand même à faire remarquer que le destin cruel de cette jeune fille est monnaie courante dans le monde de la prostitution. Et peu importe dans quelle partie du globe elles se trouvent: de Budapest en passant par Kiev, ou encore la Jonquera, Bangkok…les nanas ont en générale ce genre de destin…
    On côtoie tous ces milieux, et il serait très naïf d’être étonné par ce genre d’histoire!!!

  13. Medy

    Paix a son âme…

  14. Sam

    Salut Sly,tout d’abord je te felicite pour ton site.Ta façon de raconter parfois me fait rire,sourire,grimaçer et peut m’emouvoir comme là après avoir lu cette triste histoire.
    J’attends avec impatience tes prochains récits!!!!Pourrais tu stp nous donner un peu plus de mots ou d’expressions en Thai.
    Bonne continuation…

  15. histox

    … Et voilà ! maintenant je me sens un peu bizarre après avoir lu ton article. Moi qui me croyais (ou qui me voulais) insensible au malheur des autres. . Il suffit d’ailleurs de s’intéresser aux faits divers des quatre coins du monde pour s’y habituer ? Quant à moi, mes activités professionnelles m’ont bien aidé dans la démarche.

    Tout ça pour dire, mon cher SLY, que tu as une capacité (un don) pour raconter les histoires et je le sais maintenant une certaine sensibilité.
    Bien cordialement

  16. Laurent

    Je suis tombé sur ton blog, et je dois dire bravo c’est bien écrit et agréable à suivre dommage qu’il n ‘y ait plus d’articles depuis un moment… Je suis en thailande pour la deuxième fois (deux mois en tout), et j’ai un parcours un peu différent. Ayant un budget serré mon premier commandement est de ne jamais payer plus de 1000 B pour un LT, et 500 pour un ST. Ca signifie que j’évite les bars et les barfines ou alors j’attends la fermeture… Mais je dois dire que après avoir rencontré mon mentor à Koh Samui, je n’ai plus payé. Si je dois donner un ou plusieurs conseils, je dirai éviter les endroits ou périodes trop fréquentées, allez dans les boites où il y a un peu de tout (blancs, freelances, pro, filles normales), et n’hésitez pas à être cash, j’ai pris l’habitude de dire au début de la conversation  » i don »t pay for sex » , c’est un peu comme un coup de poker mais ça marche (habillez vous correctement, pas trop de barbe, évitez d’être en groupe), c’est un rapport de force en fait si la fille sent que vous avez besoin d’elle vous passerez à la caisse, mais dans l’autre cas pas forcément, je ne dis pas que ça marche tout le temps mais ça marche plus qu’on peut l’imaginer (je parle dans les iles, hors phuket).

  17. Tintin Thaï

    Re-Lecture…

    C’est la chronique que je préfère.
    Du Rire aux Larmes…

    C’est troublant. Sur sa page facebook,
    La dernière vidéo, ce sont des photos d’elle avec la musique de Paradise
     » When she was just a girl, she expect to the world… »
    Et la dernière photo.

  18. Tintin Thaï

    Ma chronique préféré…

    Du rire aux larmes

  19. hm

    Ouais.. Bah déjà en côtoyé des vivantes c’est pas facile, mais la j’suis a deux doigts de verser une larme et’c'pas mon genre… Sa page facebook… Super bien ecris sly ! Rip a cette pauvre fille

  20. Claude Verrini

    Tcho Sly,

    Je vais faire vite fait, prends tous les compliments de tes potes et c’est ce que pense aussi de toi.
    Ca fait environ 3 ans que je te lis, mais pas très régulièrement. Dont 2 et demi içi en Thaïlande, hé voui.
    Bravo, je t’adore.
    Claude.

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